Chaque année, de jeunes nipponnes parcourent 10 0000 km pour jouer les Sissi à Vienne lors des bals viennois.
Satomi, Yuka, Yoshiko, Yegumi et bien d’autres encore ont économisé pendant un an pour s’offrir ce rêve de petite fille : devenir une princesse le temps d’une valse. Une manière pour elles de fuir la mysoginie des Japonais et d’échapper au rôle de la femme soumise et peu valorisée dans leurs pays. Ici, sous les lustres des palais impériaux, les hommes et les femmes se sourient et s’adressent la parole avec romantisme.
Chaque soir, pendant une semaine, elles tourbillonnent au bras de leurs cavaliers autrichiens, toujours galants et attentionnés.
C’est Makiko, l’organisatrice de ces voyages, qui leurs dénichent un jeune homme local en guise de prince charmant.
Mais cotoyer l’aristocratie viennoise a un prix. Le séjour coûte entre 4000 et 7000 euros et comprend billets d’avions, robes de bals, coiffeurs, nuits à l’hôtel et cours de danse.
La majorité d’entre-elles reviennent l’année suivante avec l’espoir de vivre le grand amour loin du Japon.

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Des japonaises au pays des princesses

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